Le centre d’animation de Beaulieu accueille Shiraz de Armin Hokmi


 

                            crédit photo : Felipe Osorio Guzmàn


Toujours dans le cadre du festival A Corps, nos pas nous emmènent au centre d’animation culturelle de Beaulieu qui accueille systématiquement un spectacle. Cette association du centre de Beaulieu avec le TAP et l’Université de Poitiers pour le festival A Corps était évidente puisque la structure est reconnue de longue date pour son implication dans tout ce qui touche à la danse. Pour l’édition 2026 du festival A Corps, le centre d’animation culturel de Beaulieu accueillait un spectacle monté par le chorégraphe iranien Armin Hokmi. Et comme d’habitude la salle était comble car beaucoup de lycéens et d’étudiants venus de France et de l’étranger étaient venus. Et l’ambiance bon enfant était assez rafraîchissante en cette période frisquette.


Une musique pas toujours convaincante


Pour une fois, alors que la musique était censée être jouée en direct (https://lyriqueinfo.blogspot.com/2026/04/el-ultimo-helecho-francois-chaignaud-et.html), celle ci était enregistrée. Alors que je m’attendais à écouter de la musique traditionnelle iranienne, Hokmi étant lui même iranien, nous avons eu droit à des musiques occidentales assez bruyantes, très répétitives et très peu convaincantes. C’était une petite déception après El ultimo helecho mais c’est un choix de la part de Hokmi et de son équipe.


Une chorégraphie très en déhanché


Le spectacle commence dès l’entrée dans la salle. Car en effet les sept danseurs sont déjà sur la scène évoluant à un rythme d’une lenteur quelque peu excessive, tout petit pas à tout petit pas. Les danseurs évoluent avec une parfaite coordination et chaque mouvement de mains, chaque « mini pas », chaque déhanché, quelle qu’en soit la « forme » est étudié au millimètre prêt. Si l’intention est tout à fait louable, la lenteur extrême, parfois entrecoupée de mouvements un peu plus rapides, et la répétitivité de la chorégraphie de Armin Hokmi aurait tendance à permettre aux esprits vagabonds de partir dans des chemins alternatifs.


Si l’intention est excellente, je dois reconnaître que Shiraz est le spectacle de danse qui m’a le moins convaincue. Cela étant dit, mettre ce spectacle après celui, si réussi, de François Chaignaud et Nina Laisné était un pari risqué. Le public, lui, a réservé un très bel accueil aux sept danseurs qui sont revenus saluer à plusieurs reprises.


Compte rendu, danse. Armin Hokmi : Shiraz. Daniel Sarr ; Aleksandra Petroushavska ; Eftimios Moschopoulos ; Johanna Ryynänen ; Emmi Venna ; Leonie Türke ; Xenia Koghilaki. EHSXN, Reza R, musique originale ; Felipe Osorio Guzmàn, scénographie, lumières ; Vito Walter, lumières ; Moriah Askenaizer, costumes.


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