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L’altiste Jean Philippe Vasseur est décédé

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  Le jeudi 19 mai, nous apprenions avec une immense tristesse le décès de l’altiste Jean Philippe Vasseur des suites d’un cancer foudroyant. En décembre 2021 il m’avait accordé un entretien pour le compte de lyriqueinfo et nous avions travaillé sur son portrait avec bonne humeur et cordialité (https://lyriqueinfo.blogspot.com/2021/12/jean-philippe-vasseur-laventurier-de.html). Jean Philippe Vasseur était de ces personnes qui ont toujours le sourire et une bonne dose d’humour, et c’est ce qui faisait qu’on avait toujours plaisir à travailler avec lui même sur une courte période. L’Orchestre des Camps Élysées fêtait alors ses trente ans, avec entre autre un Chant de la terre de très belle facture au Théâtre des Champs Élysées (https://lyriqueinfo.blogspot.com/2022/05/lorchestre-des-champs-elysees-celebre.html) et Jean Philippe Vasseur n’aura finalement pas eu l’occasion de célébrer cet anniversaire avec ses amis et collègues. Mais Jean Philippe Vasseur était aussi un homme d’action q

L’ensemble Masques donne un beau concert de musique baroque au Théâtre Auditorium de Poitiers

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  A peine rentrée de Paris ou j’avais été au Théâtre des Champs Élysées pour écouter Le chant de la terre de Gustav Mahler (1860-1911) par l’Orchestre des Champs Élysées (https://lyriqueinfo.blogspot.com/2022/05/lorchestre-des-champs-elysees-celebre.html), je me suis installée dans l’auditorium, la grande salle du Théâtre Auditorium de Poitiers, pour le concert de l’ensemble Masques, fondé et dirigé par Olivier Fortin. Si le grand écart est incontestablement immense ce sont autant de purs moments de grâce. Donc, après Le chant de la terre de Mahler, c’est un concert de musique baroque auquel j’ai assisté ; en entrant dans la salle j’ai regretté qu’elle soit si peu remplie pour cette soirée dont le programme était pourtant fort alléchant sur le papier. Si Jean Sébastien Bach (1685-1750) est un grand classique de la période baroque, sa musique pour orchestre et/ou pour clavier n’en est pas moins très difficile à préparer et à interpréter. L’ensemble Masques qui donne ce concert d’une

L’Orchestre des Champs Élysées célèbre son trentième anniversaire au Théâtre des Champs Élysées

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  Il y a des évènements qui marquent une vie ; et la saison anniversaire de l’Orchestre des Champs Élysées fait partie de ceux qui ne s’oublient pas. 30 ans ce n’est quand même pas rien ainsi que le remarquait Philippe Herreweghe lors de la réception du dimanche matin. « Au départ, nous voulions juste former un petit orchestre. Je venais de passer vingt ans à faire de la musique baroque et je voulais voir autre chose, passer à d’autres périodes de la musique dite classique. » nous dit il en substance. Après un quiz musical très divertissant et animé avec beaucoup d’humour par l’un des membres de l’équipe de l’OCE et une vente aux enchères au profit de la phalange, elle donne le dernier concert de sa tournée consacrée à l’un des plus grands et des plus beaux chef d’œuvres de Gustav Mahler (1860-1911) : Das lied von der erde (Le chant de la terre). A l’origine, c’est la mezzo soprano tchèque Magdalena Kozena qui devait interpréter la partie de mezzo de cette œuvre si connue et complexe,
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  Quand Jean Philippe Rameau (1683-1764) compose Hippolyte et Aricie en 1733, il a cinquante ans et presque toute sa carrière musicale derrière lui. Son premier opéra provoque un énorme séisme dans le paysage musical français du début du XVIIIe siècle. S’en suivra une pagaille indescriptible et une polémique très importante et particulièrement virulente connue de nos jours sous le nom de « querelle des lullystes et des ramistes ». Quoi qu’il en soit, Rameau remporte un succès réel et poursuit sur sa lancée avec une vingtaine d’opéras (je ne compte pas les œuvres dont les partitions ont été perdues avant leur création ou qui n’ont jamais été créées du vivant de Rameau ou après sont décès). Platée , composée et créée en 1745 est son œuvre la plus populaire avec les Indes galantes (opéra composé et créé en 1735). Les arts florissants défendent avec talent un répertoire parfois méconnu mais dont la richesse et la diversité sont exceptionnels. Les solistes invités à interpréter le chef d

Le Jeune Orchestre de l’Abbaye : une belle porte d'entrée vers la professionnalisation des jeunes instrumentistes

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  Le Jeune Orchestre de l’Abbaye (d’abord appelé Jeune Orchestre Atlantique, du fait de la proximité de l’océan atlantique) a été fondé en 1995 à l’initiative de Philippe Herreweghe (chef et fondateur du Collegium Vocale Gent et de l’Orchestre des Champs Élysées) et de l’abbaye aux dames de Saintes. C’est d’ailleurs à l’abbaye aux dames que l’orchestre est installé en résidence permanente et qu’il donne ses 1 ers concerts avant de partir en tournée. En général, les tournées ne dépassent pas la région Nouvelle Aquitaine mais la phalange va parfois à Paris mais aussi à l’étranger. Le JOA a donné ses premiers concerts en 1996 avec succès ; succès qui ne s’est jamais démenti depuis. A chaque résidence d’artiste / de chef, l’orchestre est composé d’une soixantaine de musiciens dont un noyau d’une dizaine d’instrumentistes qui forment la base de l’ensemble. Le recrutement des musiciens se fait sur dossier et les instrumentistes viennent du monde entier. Ce sont des étudiants en fin de parco

Quan lo rossinhols : L’ensemble Ars Nova s’associe avec l’ensemble Gilles Binchois pour un concert inattendu

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  Depuis 2013, année du cinquantenaire d’Ars Nova, j’ai régulièrement assisté aux concerts de cet ensemble spécialisé dans la musique contemporaine et donc, par ricochets, j’ai assisté à plusieurs créations mondiales (dont A l’agité du bocal de l'inénarrable Bernard Cavanna [né en 1951]). Le concert de mardi soir est d’autant plus inhabituel qu’il rassemblait deux ensembles radicalement différents, l’ensemble Ars nova, spécialisé dans la musique contemporaine, et l’ensemble Gilles Binchois, spécialisé dans la musique ancienne depuis sa fondation en 1979. C’était aussi l’occasion de voir « associés » des compositeurs « traditionnels » comme Maurice Ravel (1875-1937) ou Olivier Messiaen (1908-1992), par exemple, et plusieurs troubadours du XIe siècle dont le plus connu est Gaucelm Faidit (1156-1202). Pour ce concert exceptionnel à tous points de vue, Benoit Sitzia, le directeur général d’Ars Nova avait également invité la jeune et brillante soprano Catherine Trottmann. Si d’aucuns

Cinq questions à Olivier Desbordes, directeur de la compagnie Opéra Éclaté

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  T out d’abord, je vous remercie de m’accorder cet entretien pour lyriqueinfo.blogspot.com. Depuis votre départ forcé de Saint Céré, vous avez rebondi et trouvé un nouveau port d’attache et de nouvelles perspectives. Non, pour l’instant nous n’avons pas encore vraiment trouvé de port d’attache. Nous allons à Gramat parce que la municipalité nous a demandé d’y créer un festival. Pour ne pas faire concurrence au festival de Saint Céré qui se focalise sur l’art lyrique, nous avons décidé de nous concentrer sur la chanson à texte ; l’édition à venir durera trois jours car c’est un essai. Nous irons aussi au château de Biron, à Figeac et au festival d’Eauze (dans le Gers). Nous y donnerons Cosi fan tutte (Wolfgang Amadeus Mozart [1756-1791], La vie parisienne (Jacques Offenbach [1819-1880]). Mais nous donnerons aussi plusieurs de nos productions de variété comme, par exemple Eric et Eric : Jeux de massacre ou encore Oh dames ! Chansons de femmes aux nuits de Fons (situé à quelque